SAUVEGARDER AU NOM DU PATRIMOINE CULTURE IMMATÉRIEL

DISCUSSION AUTOUR DE L'INSTITUTIONNALISATION ET LA PATRIMONIALISATION DES PRATIQUES ARTISTIQUES TRADITIONNELLES

SAMEDI 18 NOVEMBRE 14H30

ALLIANCE FRANÇAISE

Pour certaines formes artistiques transmises oralement de génération en génération, le XXe siècle a marqué un tournant, avec l’établissement des grandes institutions internationales et leurs concepts de « sauvegarde ». Face à l’inquiétude de la globalisation, ces organismes mondiaux ont proposé des conventions misant à protéger le savoir traditionnel. C’est ainsi qu’en 2003, une convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a été rédigé et adopté à l’UNESCO, suite à la demande des États membres.

 

Plus de dix années se sont écoulées depuis, permettant aux États de développer des politiques culturelles visant à « sauvegarder » leur héritage culturel. Cependant, une cristallisation des pratiques vivantes au nom de la convention a été globalement constatée. D’innombrables formes de centres culturels gouvernementaux sont apparus partout dans le monde au point de remplacer le système de la transmission du savoir millénaire. Depuis quelques années, des anthropologues et des réalisateurs de films documentaires se sont intéressés à ce phénomène en signalant l’effet pervers de ces institutions, et cette utilisation du concept du patrimoine culturel immatériel.

 

Pour cette nouvelle édition, le Festival Peuples et Musiques au Cinéma propose un lieu d’échange, en confrontant les expériences de plusieurs ethnomusicologues et cinéastes pour discuter de ce phénomène.

 

Mukaddas Mijit