LA DANSE DU SOLEIL

UN FILM DE CORNELIU GHEORGHITA, 2017,

ROUMANIE - 76 MIN

ROUMAIN SOUS-TITRE EN FRANÇAIS

VENDREDI 17 NOVEMBRE 14H30

GRANDE SALLE CINEMATHEQUE

Dans l’espace carpato-danubien, durant l’équinoxe de printemps, le dieu guerrier « Cavalier Thrace », mourait et renaissait.  Il était représenté essentiellement sous deux formes rivales : celle d'un dieu cheval qui voulait s’incarner en homme et celle d'hommes danseurs qui se déguisaient en chevaux. Ces derniers, appelés « Călușari », devaient combattre les  « Ielele », fées maléfiques qui représentaient la mort.

Cette lutte rituelle entre vie et mort, bien et mal, est célébrée encore aujourd’hui par les paysans roumains. Faite d'une suite de jeux, parodies, de chants et de danses, elle s'appelle : « Le Căluș ».

Depuis 2008, le rituel du Căluș est inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.

Présentation du réalisateur

Séance inaugurale, suivie d’une conversation avec Corneliu Gheorghita, réalisateur et enseignant à l’ESAV de Toulouse, Xavier Vidal, Bernard Lortat Jocob et Claude Sicre. Elle constituera aussi un cours pour les étudiants de l’École Supérieure d’audiovisuel, pour les étudiants du département de Musique de l’Université de Toulouse Jean Jaurès, dirigés par Philippe Canguilhem, pour les étudiants de Xavier Vidal du Conservatoire à Rayonnement Régional de Toulouse, pour des élèves de Music’Halle et du Centre Occitan des Musiques et Danses Traditionnelles.

Corneliu Gheorghita, professeur à l’école supérieure de l’audiovisuel à Toulouse depuis 1991, a réalisé plusieurs courts métrages de fiction et écrit les scénarios de plusieurs longs inédits en France.

Depuis 1998, il travaille à la réalisation de films documentaires en Roumanie (Mascarades, 2002 et Fanfaron Fanfaron, 2007), ainsi que des films expérimentaux.

Xavier Vidal, violoniste de formation, commence à jouer en public à l'adolescence avec un groupe expérimental de jazz-rock qui est devenu légendaire. Il rejoint plus tard le Conservatoire Occitan, joue pour les Ballets occitans de Françoise Dague, rejoint Riga-Raga (expérimental free-trad) monté par Claude Sicre en 1977 et entame avec ce dernier un travail d'ethnomusicologie à l'Ecole des Hautes études en sciences sociales (EHESS).

Il part ensuite dans le Lot où il devient l'homme à tout faire de la musique (enseignant, formateur, animateur, chercheur, musicien tous-terrains - classique, jazz, musiques du monde, trad . - avec une prédilection pour les très anciennes - et "sauvages" - pratiques orales et rurales). Il est aujourd'hui responsable de l'enseignement des musiques du monde au Conservatoire à Rayonnement Régional, et associé de très près à la programmation de Peuples et Musiques au Cinéma.

Bernard Lortat Jacob, grand nom de l’ethnomusicologie française, européenne et internationale. Fondateur du Bureau des musiques traditionnelles au sein du Ministère de la Culture, puis de la Société Française d’Ethnomusicologie - qu’il préside de 1985 à 1992 - , responsable du laboratoire d’Ethnomusicologie du Musée de l’Homme (1990-2003) et directeur de recherche au CNRS, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, d’une centaine d’articles ainsi que de CD édités au Musée de l’Homme ou chez Ocora-Radio France (lortajablog.free.fr). “Méditerranéeiste”, ses études l’ont porté en Sardaigne, au Maroc (Haut-Atlas), en Roumanie, en Albanie. Elles combinent approche anthropologique et musicologique et marquent un intérêt particulier pour la musique vocale et ses techniques.