Petite salle – 14 h15

Adiu Nadau

Un film de Patric LA VAU, France, 2005, 26’00’’, (en occitan sous-titré en français).

Adiu Nadau évoque avec tendresse, complicité et humour la vie de Noël Bordessoulles, accordéoneu paysan, né à Lucmau en 1912 et décédé à Captieux en 2014. Illustré par des photographies et des séquences musicales, ce film est un hommage à un musicien de village anonyme et un précieux témoignage sur la vie et la musique dans les Landes girondines au XXème siècle (présentation du producteur).

visuel Nadau
Votzes-de-Femnas

Votzes de Femnas
Un film de Greta Loesch, France, 2020, 17’28’’, (en occitan sous-titré français).

Pascale nous fait plonger dans son univers fait de musiques et de chants en occitan, de voix de femmes qui l’ont accompagné dans son parcours et qui l’ont inspirée dans son travail de création. Elle nous dévoile son désir de faire vivre la langue occitane et les chants traditionnels, aujourd’hui (présentation du producteur).

La projection sera suivie d’une conversation avec le réalisateur Patric La Vau, la réalisatrice Greta Loesch et Pascale Respaud

Grande salle – 14h 30

Entre Nous

Un film de Stéphane Jourdain, France, 1999, 52’00’’, (sous-titré français).

Emmanuelle Olivier, une jeune ethnomusicologue, décide de conduire 5 chanteurs et musiciens du désert de Kalahari en Namibie sur une scène de concert à Paris. Le film décrit les différentes étapes du périple et met en évidence les problèmes que représente une telle expérience (présentation du producteur).
Après la projection, Bernard Lortat-Jacob (présentation p.24) livrera sa réflexion sur un thème qui lui tient à cœur « LA MUSIQUE DES BRAVES GENS EST-ELLE SOLUBLE DANS LES FESTIVALS ? », puis lancera la conversation avec des étudiants en ethnomusicologie, ethnologie, musicologie, cinéma et musique (Université Jean Jaurès, Conservatoire Régional de Musique, Centre Occitan des Musiques et Danses Traditionnelles, ENSAV et Music’Halle).

PYFHOM~Y

Petite salle -16H30
Le Chant Des Fous
Un film de Georges Luneau, France/Bengale, 1980. 93’00’’, (en bengali sous-titré en français).

Les musiciens mystiques Baüls (certains écrivent Baüls, nous pouvons en discuter), « fous » en bengali, parcourent depuis des siècles le Bengale en exaltant « les chemins de l’amour », philosophie issue d’un des courants populaires de la vie spirituelle indienne, ignorant les castes et mélangeant soufisme, bouddhisme, yoga et tantrisme. Ce film suit le voyage de différents chanteurs qui se retrouvent au festival du Jayadeva, où ils sont plusieurs centaines à danser et chanter pendant 4 jours et 4 nuits. Les chants baüls ont été proclamés en 2005 chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité (présentation du producteur).

On passe ce film tous les ans, et on le passera jusqu’à ce que le monde entier l’ait vu, c’est dire tout le mal qu’on en pense. CS

La séance sera suivie d’une conversation avec George Luneau et Claude Sicre.

Grande salle – 17h 15
La danse de Wodaabe
Un Film de Sandrine Loncke, France, 2010, 90’00’’, (en fulfulde, sous- titré en français).

Au cœur du Sahel nigérien, loin de tout “goudron“, des milliers de Peuls nomades Wodaabe célèbrent chaque année leur unité culturelle au sein d’un vaste rassemblement cérémoniel, dont les danses spectaculaires ont abondamment alimenté l’imagerie occidentale. Fruit de dix années de recherche en milieu Wodaabe, le film se met à l’écoute des acteurs du rituel pour tenter d’en décrypter la véritable signification, à une heure où la crise écologique qui touche de plein fouet le Sahel rend l’organisation de tels rassemblements de plus en plus problématiques. Ce film reçoit le grand prix Nanook Jean Rouch de 2010 (présentation du producteur).

La projection sera suivie d’une conversation avec la réalisatrice Sandrine Loncke.

19 h 15

Cour de la Cinémathèque

INAUGURATION

Petite salle – 20 h 15
‘ARÉ ‘ARÉ
Un film de Hugo Zemp, franco-suisse, 1979, 87’00’’, (sous-titré en français).

Ce film est une étude systématique et explicative des vingt types de musique traditionnelle du peuple ‘Aré’Aré de l’île de Malaita (Îles Salomon, Mélanésie). Cette musique homophonique et polyphonique, extraordinairement riche et complexe, joue un rôle essentiel lors des fêtes. Sont successivement étudiés la musique des instruments en bambou (frappés et soufflés), des jeux d’eau, des tambours-de-bois et la musique vocale (chants de femmes puis d’hommes). Chaque type musical, introduit par un musicien ‘aré’aré, contient des explications sur l’instrument, la technique de jeu, l’organisation polyphonique, l’échelle musicale, les occasions de jeu… avant l’interprétation des pièces musicales (présentation de l’auteur).

Un des meilleurs films d’ethnologie descriptive que je connaisse. C’est celui dans lequel j’ai pêché les perles que j’ai présentées dans notre film bande-annonce du festival (Roots Tour) : les femmes musiquant dans et avec l’eau, le Mélanésien frappant des bouts de bambous sur des pierres, deux extraits qui séduisent tous les publics et qui renversent leur conception de ce qu’est la « musique ». CS

La projection sera suivie d’une conversation des intervenants présents.

Grande salle – 20 h 30

CINÉ – CONCERT : De la Belle Epoque aux années 50.
Archives Cinémathèque de Toulouse choisies par Claude Sicre, Xavier Vidal, Francesca Bozzano et Francis Grass, 45’00’’.

– Les 3 vues Lumière: Rue Alsace Lorraine (1’12’’), Toulouse Place du Capitole I (55’’), Toulouse Place du Capitole II (53’’), 1896, Frères Lumière, 35mm.
– Concours international d’élégance et confort automobile à Toulouse, 1934, réalisateur inconnu, 35mm (6’27’’)
- Toulouse : Championnat de France de rugby – Racing-Club de France contre le Stade Toulousain (extrait), 1920 réalisateur inconnu, 35mm (6’).
– Course de taureaux. Ville de Toulouse, 1912, réalisateur inconnu, 35mm (2’20’’).
– Le Roi de l’oignon, 1927, réalisateur inconnu, 35mm (18’05’’)
- Le Mariage des Diables Blancs, 1954, réalisateur supposé Georges Baylac, 35mm (7’45’’)
- Toulouse et Montastruc, années 1950, Jean Seran, 16mm (1’30’’).

La Cinémathèque nous ouvre ses collectons les plus anciennes avec ces muets sur la Toulouse de la fn du 19ème et du début 20ème, et nous avons fait exprès d’en choisir deux des années cinquante pour que des Toulousains viennent s’y reconnaître ou reconnaître leurs parents. Très possible, car il y a de la foule, et pas mal de gros plans. Dépaysement absolu face pourtant à des lieux que l’on voit encore, voyage dans le temps qui sera mis en valeur, illustré, et aussi joué par deux musiciens toulousains : Xavier Vidal (instruments traditionnels hautbois, fûtes, cornemuses, violon, mélodies toulousaines d’époque) et Michael Vidal (accordéon).
La conversation qui suivra sera surtout, nous l’espérons, faite d’anecdotes racontées par le public (personnellement j’en ai déjà deux sur le rugby et une sur les funambules) au nombre desquelles celles sur le cinéma à l’époque. Francesca Bozzano sera là pour répondre à toutes vos questions techniques, et les musiciens aux questions des mélomanes. Réservez vos places bien à l’avance. CS

La projection sera suivie d’une conversation avec Francesca Bozzano, Xavier Vidal, Claude Sicre et Bernard Lortat-Jacob .