DE LA CAMARGUE, DE L'OCCITANISME, ET DE L'ÉCOLOGIE: PISTES POUR UNE ÉPOPÉE.

CINÉ-CONCERT

UN MARIAGE AU REVOLVER

ET

SHELDON LE SILENCIEUX

(SILENT SHELDON)

DIMANCHE 19 NOVEMBRE 15H00

GRANDE SALLE CINÉMATHÈQUE

UN MARIAGE AU REVOLVER

UN COURT-MÉTRAGE DE GENS DURAND, 1911, FRANCE - 11 MIN

MUET. NOIRE ET BLANC. 35MM

AVEC GASTON MODOT, JOE HAMMAN, BERTHE DAGMAR

 

SHELDON LE SILENCIEUX

(SILENT SHELDON)

UN FILM DE HARRY WEBB, 1925, 52 MIN

MUET. NOIR ET BLANC / TEINTÉ. 35MM

INTERTITRES FRANÇAIS

SCÉNARIO: PIERRE COUDERC/PRODUCTION: HARRY WEBB PRODUCTION

 

La Camargue nous offre un biais idéal pour parler d'écologie au sens large, c’est-à-dire d'écologie humaine et sociale en même temps que de questions " environnementales" : le tout situé, circonscrit dans un espace très spécifique (faune/flore/histoire/mœurs), à la fois d'actualité et d'une grande profondeur historique.

Derrière la notion d'écologie humaine, qui pourrait être un puits sans fond et nous mener à réentendre pour la xieme fois de grandes vérités premières pour rouges tabliers, il y a toutes sortes de réalités prégnantes, économiques, politiques et au-dessus de tout culturelles, auxquelles les beaux esprits ne peuvent pas échapper par des considérations pseudo-universelles.

La Camargue c'est chez nous (une partie est dans la région Occitanie), pas dans les ailleurs lointains que nous montrons dans d'autres films de Peuple et Musiques au Cinéma, dont certaines données nous restent fermées et pour lesquels nous ne pouvons pas grand’chose directement.

L'histoire de Baroncelli nous est connue : l'engagement de toute sa vie et de toute sa fortune pour défendre et illustrer son pays, le lien qu'il fait entre sauvegarde de la langue d'oc et celle de la Camargue traditionnelle mais aussi - et c'est ce qui nous intéresse ici au premier chef - son invention de nouvelles traditions camarguaises (le folklore des "gardians", qu'il emprunte en partie au folklore de l'ouest américain après avoir vu le spectacle de Buffalo Bill) pour à la fois revivifier l'esprit d'initiative dans sa région et la protéger (certains de ses plans pour une "écologie" camarguaise sont encore d'actualité). Dans le même temps il défendra le pèlerinage des gitans aux Saintes Maries contre la hiérarchie catholique, protégera faune et flore et sera un grand félibre.

 

C'est de son "folklore” que procédera par la suite les films baptisés westerns camarguais, d'abord muets (Hollywood et le public américain les connaîtront) comme ceux que nous présentons ici, puis les parlants (se rappeler du fameux Crin Blanc) qui dureront jusque dans les années 60.

 

Nous espérons que les occitanistes, qui ont tout intérêt à apporter leur pierre spécifique

à l'écologie humaine et culturelle de leurs pays, aux écologistes qui ont tout intérêt à découvrir l'importance de la langue/culture d'oc au-delà des grands principes (dans le concret de l'action pratique), mais aussi nos élus et le grand public, comprendront l'importance de ce rendez-vous.

 

Je tiens à remercier l'IEO 31 et son President Jean-Paul Becvort, qui ont compris d'emblée l'importance de cette thématique et qui se sont associés avec enthousiasme à cette manifestation.

Remercier aussi Xavier Vidal qui a fait de même en tant que musicien et occitaniste conséquent.

Remercier enfin l'association Oaistern qui est à l'origine de cette idée de ciné-concerts à partir de westerns camarguais.     

Claude Sicre

Direction artistique Escambiar.

 

En co-production avec l’IEO 31

Depuis 2012, l'association Vizaprod et le collectif Oaïstern travaillent sur une page méconnue de l’histoire du cinéma: les tout premiers westerns européens, tournés en Camargue entre 1910 et 1912 par Jean Durand et Joë Hamman.

 

Ces westerns connaîtrons avant la Première Guerre mondiale un succès sans précédant en particulier aux États-Unis, et assureront la notoriété internationale de Joë Hamman.

 

Le point de départ de cette aventure cinématographique se situe à Paris en 1905 lors la rencontre entre trois personnages hors du commun : le marquis provençal Folco de Baroncelli, poète, félibre et manadier, Joë Hamman, aventurier, réalisateur, acteur et cascadeur, et Jacob White Eyes, un Indien sioux, acteur dans la tournée européenne du Buffalo Bill's Wild West Show.

 

Depuis cinq ans, le collectif marseillais Oaïstern cherche à restituer ces pépites du cinéma populaire au public à qui ils étaient initialement adressés. En plus d'une exposition, de conférences, d'écrits spécialisés sur le sujet, le Oaïstern produit un ciné-concert conçu comme un ciné-festival : cinq westerns muets sont projetés avec un accompagnement musical en direct. Chaque accompagnement a son groupe et un style propre, puisé dans le vivier musical marseillais. Un récit en épisodes est assuré par une narratrice réinscrivant ces films et les conditions rocambolesques de leur réalisation dans l'histoire des débuts du cinéma et de la Provence.

 

Plus d’infos sur l’asso oaistern : >> Site officiel <<

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