Edito

21 édition de Peuples et Musiques au Cinéma les 26 et 27 septembre 2020. Que nous devions tenir fin mai, en parallèle avec le Forom des Langues.Nous avons décidé de reporter à quand nous pouvions et à quand, surtout, pouvait nous accueillir la Cinémathèque, et de « sau- ver » ce qui pouvait l’être, malgré l’imbroglio des annulations et des dates disponibles pour les intervenants.

Nous tenons à remercier la Cinémathèque pour son accueil, la Mairie de Toulouse, la Région Occitanie, le Conseil Départemental 31 et la Drac pour leurs politiques extrêmement attentives aux difficultés de tous, et leur volonté commune d’aider au maximum la continuité des actions.

Les dates disponibles tombant en même temps que celle de la Jour- née Européenne des Langues, à laquelle de nombreuses associations ne peuvent pas participer cette année, nous avons décidé d’organiser en parallèle une mini-journée, avec une dizaine de stands de langues, le dimanche dans la cour de la Cinémathèque . Et nous passerons un film particulièrement idoine aux conversations croisées entre eth- no-musicologues et linguistes, Le Salaire du Poète, d’E.Wittersheim, puisqu’il traite à la fois de linguistique et de musique traditionnelle (thème : une chanson doit être composée dans la langue des ancêtres, dans la petit île de Motalava , archipel de Vanuatu, Océan Pacifique).

La grande thématique sur les Ròms (Espagne, Pays de l’Est) sera am- putée, nous la reprendrons en mai 2021 : il ne restera que l’excellen- tissime Duende y Misterio del Flamenco, d’E. Neville, 1951. Comme nouveautés, Des Couacs et des Poètes de J. Redman (une fanfare en Minervois) et Autres Sons de Cloches, d’Emmanuelle Troy. Reprise des films de chaque année ; le Chant des Fous, de Georges Luneau et Musique Aré ! Aré !, de Hugo Zemp (Mélanésie).

Cette année Rio Loco nous propose Système K de Renaud Barret, un film sur l’Afrique puisque le Rio Loco de 2021 sera sur ce thème, re- porté suite à l’annulation de 2020.

Un projet qui devrait séduire de nombreux organisateurs de manifestations culturelles (patrimoine et création) :

Le ciné-concert est maintenu. En poursuivant notre politique de dif- fusion des riches archives de notre Cinémathèque toulousaine. Il y a deux ans, alors que nous parlions du film à monter sur les images de Toulouse à la Belle Époque (passé l’an dernier), Francesca Bozzano, la conservatrice, me parla des films de « musiques folkloriques » sans bande sonore que la Cinémathèque possédait, et j’ai vu là un extraordinaire défi pour des musiciens : il ne s’agit plus d’illustrer musicalement des images de ceci et cela, mais de RÉINVENTER EN DIRECT la musique que jouent les musiciens sur les images, et de coller aux danses que l’on voit. C’est Xavier Vidal, grand connaisseur de l’histoire des bals populaires et des groupes folkloriques de notre région, qui dirigera cette année l’opération (choix des films, choix des musiciens, choix artistiques, voir page X).

Je pense que cette opération pourrait être renouvelée par la suite dans de nombreux pays de la Région (ceux, déjà, d’où viennent les images) avec les mêmes musiciens ou des musiciens des villes ou villages concernés. Car elle cumulerait les avantages de toutes sortes :
– diffusion récréative et créative des archives de la Cinémathèque ;
– exercice fécond de création pour des artistes de la musique (les contraintes commandées ayant toujours été, dans l’histoire de la musique, un des vecteurs les plus forts de l’invention !) (et de toutes les musiques, même si, pour notre part, nous pensons que l’inspiration locale -sans aucun régionalisme- est la plus difficile, à un haut niveau, et donc la plus intéressante) ;
– connaissance de notre patrimoine régional en toutes matières, puisque les films nous présentent tous les aspects de la vie d’autre- fois, ainsi que son environnement ;
– réflexion ethnomusicologique et anthropologique, croisées lors de la conversation qui suit, touchant à de nombreuses domaines (histoire, étude des moeurs, musique, danse, costumes, sociologie, ethnologie etc ) ;
– grand intérêt pour les spécialistes mais aussi, à la fois, pour un TRÉS LARGE PUBLIC, dont on a pu voir à quel point il appréciait ces spectacles de ciné-concert et les conversations qui allaient avec, et ce d’autant plus quand tout cela concerne l’histoire locale ;
– mutualisation possible de nombreuses dépenses entre les orga- nisateurs, dont le seul poste financier fort serait ici la création (une fois devenant coutume).

(Je n’ai aucune fausse gêne à m’adresser ici à la Mairie de Toulouse, au Département et à la Région pour qu’ils encouragent ce projet auprès des organisateurs qu’ils aident, Escambiar se tenant aux services de tous).

Comme chaque année, restauration, bar et animations dans la cour.

Claude SICRE

Direction artistique et programmation

Notre Occitanie

Notre Occitanie

Hervé Di Rosa

Claude Sicre

Signatures du livre par Claude Sicre pendant le festival Peuples et Musiques au Cinéma à La Cinémathèque de Toulouse
( 69 rue du Taur – 31000 TOULOUSE )

Organisation

COMITÉ DE PROGRAMMATION

›  Claude Sicre ›  Xavier Vidal : Musicien, enseignant en musicologie

›  Bernard Lortat-Jacob : Ethnomusicologue

›  Laurence Fayet : Société Française d’Ethnomusicologie.

›  Laurence Albert, Aurélie Neuville du Breuilh, Francois Bacabe .

LIVRET

Patrick Sicre, Claude Sicre, Nicole Sibille, Magali Pla.

RESPONSABLE COUR

›  David Brunel

BAR

Ghis Culos, Jean-Luc Bourseguin, Flore Sicre.

ADMINISTRATION

Myriam Mazouzi, Gilles Jumaire,  Christine Jeansous.

REMERCIEMENTS À

David Boissière, Maïdou Sicre, François Bacabe, Patricia Ciutat, Martine Hebrard-Calastrenc, Sophie Levi-Valensi, Bleu Citron.

 

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